dimanche 15 novembre 2009

Correspondances...virtuelles <3 <3 <3


Très cher ;
Aujourd’hui encore, j’ai pensé à toi.
Il est vrai que les quelques – rares- écrits que j’ai reçus de toi, jusqu’à présent, restent notre seul lien. C’est pour cette raison que j’ai décidé de t’écrire, non seulement pour te parler de mes sentiments qui renaissent à chaque souvenir de toi, mais aussi pour te conter ce que je fais en ton absence.
Hier, j’ai décidé de sortir seule ; cette fois-ci j’ai préféré marcher, sans me lasser ni me plaindre du long trajet que j’ai dû parcourir. Il faut dire que je n’ai pas senti mes pas dévaler les grandes rues de la ville monstre. Cette fois-ci, je n’ai pas senti la moindre angoisse face à ces vagues de passants qui me croisaient. J’avais un but et mes pas étaient sûrs, aucune chance de reculer.
J’imagine ton sourire moqueur…Tu sais très bien qu'il n’est pas de mes habitudes de m’aventurer toute seule et tu imagines bien pourquoi.
En fait ; j’avouerai que c’est encore l’une de mes folies, douces et enfantines car il y a des fois où je sens que je retourne à l’âge des bêtises et des …
Je ne te ferai pas attendre longtemps …je suis sortie pour te chercher.
Tu trouveras cela idiot de ma part mais sache que je t’en ai déjà averti.
Oui, je marchais en dévisageant tous ceux qui passaient devant mes yeux. Je ne me souciais guère de l’intimidation que la situation pouvait provoquer en ce moment là, mais je l’ai fait quand même. Je cherchais ton regard, ta silhouette, ta démarche, ton sourire, ton odeur, ta voix que j’imagine même sans la connaître ; et qui est tout au fond de moi. Je suis sure qu’elle me parle à l’instant et qu’elle me revient en écho quand je cite ton nom pour me dire : Oui, je suis là…J’arrive… Je t’…..
Au milieu de cette foule immense, je t’ai imaginé venir vers moi, avec ton sourire habituel, lequel j’ai aussi imaginé et qui en dit beaucoup plus que ta parole. On s’est salué et vite tu m’as prise par la main pour m’offrir une chaise dans un coin tranquille de ton café préféré. Je me suis installée en rêvassant de tout ce qu’on aurait pu dire … tout… nous aurions parlé, les yeux dans les yeux, de tout, sauf de nous deux… car nous ne faisons pas partie de ce TOUT. Un sujet resté tabou jusque là car notre amour est presque immatériel, indicible… de crainte de dépasser les bornes et de causer l’irréparable. Parlons alors du beau temps, de la ville qui ne fait que grandir et qui avale tout ce beau monde, de la crise mondiale, de la dernière pièce de …ou de la chanson …qui a fait du tabac…de tout, sauf de toi et moi. Peu importe, nous serions ensemble et c’est tout ce qui compte.
Heureusement que nos âmes sans complexes ni contraintes, savent se parler librement...et savent mieux exprimer ce que la parole n’ose pas.
Demain encore, je ferai ma promenade…il paraît que je commence à aimer mes fugues quotidiennes ; mon petit secret à moi, seule, mais j’ai toujours grand espoir de te trouver un jour…
Demain quand tu auras lu ma lettre, n’oublie pas de chercher autour de toi, qui sait? Peut –être me reconnaîtras-tu parmi cette mêlée indifférente et passive…
Cordialement

Belaouej Khadija
Casablanca le 15/11/09
2h 38mn

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